Pourquoi je suis tellement accro aux séries ?

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Je voulais commencer mon article par « Pourquoi sommes-nous sommes aussi accros aux séries ? »  et je me suis dit que je n’étais pas en capacité de parler pour tout le monde mais uniquement pour moi.

Donc je vais tenter d’expliquer ici, [mode psychanalyse on] pourquoi les séries ont un tel effet d’addiction chez moi ?
J’ai recensé 4 effets :

 

 

monde

Un des éléments les plus fascinants dans les séries, c’est bien la découverte de « mondes » différents. (j’avais déjà fait un article sur le sujet) J’entends par « mondes » des pays différents, des cultures différentes, etc.
Quel plaisir de découvrir des villes américaines comme New York dans How I Met Your Mother ou de White Collar, Miami dans Burn Notice, le Londres actuel de Sherlock ou celui du siècle dernier de Mr. Selfridge et toutes ces villes de banlieue américaine qui ne sont pas vraiment positionnées mais qui sont typiques : Desperate Housewives, Suburgatory, Cougar town, etc.
Les « mondes » différents c’est aussi les mondes « imaginaires » issus de l’esprit de scénaristes et de réalisateurs (ou d’écrivains dans le cas d’adaptation 😉 ) qui ont vraiment une imagination débordante : le monde complet et fantastique de Games of Throne, le futur déprimant (car quand même l’humanité a été réduite à quasi-néant sur un vaisseau…) imaginé dans Battlestar Galactica, la cohabitation extraterrestre du futur de Defiance ou celle impossible de Falling Skies ou de V, un monde où la terre est de nouveau habitable après 900 ans dans The 100, etc.
De plus, les séries permettent aussi de découvrir ou redécouvrir le passé et/ou l’histoire. La différence que je fais entre les deux c’est que l’histoire c’est celle qu’on lit dans les manuels d’Histoire, le passé correspond plus aux histoires de monsieur et madame tout le monde dans le passé…
Par exemple, j’ai vraiment redécouvert l’histoire de Henri VIII dans The Tudors et j’ai même découvert l’histoire de Spartacus dans Spartacus : blood and sand (même si je suis d’accord que c’est très romancé, l’ensemble des personnages principaux ont vraiment existé !). Les histoires dans le passé comme Dowtown Abbey, Mr. Selfridge, Upstairs Downstairs nous replongent dans notre passé d’avant les guerres mondiales, un monde où même si les préoccupations personnelles étaient les mêmes (amour, amitié, haine, etc.) les préoccupations du quotidien étaient quand même bien différentes. Les séries des années après-guerre : Pan Am, Mad Men, The Americans, Halt and catch fire, etc. nous plongent aussi dans un passé qui nous semble très éloigne alors qu’il date de 30 à 50 ans seulement…
En résumé, les séries sont un moyen pour moi de m’évader dans des univers qui me sont complètement inconnus.

psy

Je vais faire un aveu : j’ai une vie tout à fait « ordinaire ». En bref, je ne connais pas tous les méandres de la psychologie humaine par expérience. Ainsi, découvrir des personnalités, des traumatismes, des addictions, des besoins, etc. que d’autres personnes peuvent vivre est une source d’enrichissement je trouve.
Découvrir dans Dexter, la psychologie d’un psychopathe qui essaye d’avoir une vie « ordinaire » en plus de sa vie de meurtrier est fascinant. Comment peut-on avoir ce besoin au plus profond de soi de tuer et de faire du mal ?
Découvrir les méandres de la psychologie humaine dans Oz est terriblement jouissif. Qu’est-ce-que l’humanité a de pire à nous montrer ?
Skins est à ce titre le plus grand exemple d’exploration de la psychologie humaine : déchéance, drogue, violence, indifférence, amour, amitié, perte complète d’esprit d’analyse, perte complète d’estime de soi, etc. Même si les personnages sont des adolescents (et que pour ma part, je suis sortie de l’adolescence depuis assez longtemps maintenant… :() on se rend compte que leurs sentiments, psychologie et actions sont bien des extrêmes de ce que l’on ressent tous.

recul

Dans le même esprit que le point précédent, avec une vie tout à fait ordinaire, on a parfois tendance à s’apitoyer sur soi assez vite pour des choses insignifiantes.
Parfois avec les séries, on prend un peu de recul et on se pose des questions sur soi-même.
Et si mon enfant devenait sourd ? Comment je réagirais ? Est-ce que je précipiterai sur un implant cochléaire ou je lui laisserai la possibilité de vivre dans la communauté sourde comme le propose Régina la mère de Daphné dans Switched at Birth ? Cette série m’a aussi permis de juste savoir qu’il existait une communauté sourde fière de son langage des signes.
Qu’elle serait aussi ma réaction face à la différence ? Une différence qui est poussée à l’extrême dans In The Flesh. Comment accepter l’autre qui a été une source de souffrance et de haine ?
The Big C est un autre exemple de cette prise de recul. Même si la série tire sur les ficelles de l’émotion, on est obligé de se poser la question : et si c’était moi ? et si c’était quelqu’un que je connais ?

 

detente

Soyons honnêtes, les séries sont aussi un bon moyen parfois de mettre son cerveau en mode off. Nous avons tous besoin de temps en temps de rigoler des autres : de leur famille dans Modern Family, de leurs combats dans Ugly Betty, de leurs malheurs en amour dans How I Met your Mother, de blagues plus ou moins salaces dans 2 Broke Girls, de leur inadéquation au monde dans Selfie, de leur politiquement incorrect dans Legit ou The Office, etc.
Nous avons aussi besoin de se détendre avec des séries qui parlent d’histoires d’amour, de vengeance, de gloire et de beauté (oui oui 😉 vous avez la référence) : Revenge, Grey’s anatomy, Gossip Girl, etc. Souvent elles rentrent dans la catégorie girly aussi. 😀 Je suis transportée dans un monde complètement irréel qui est « facile » et « factice ».

 

 

N’hésitez pas à faire part des « effets » que les séries peuvent avoir sur vous en commentaires !

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